« Mon associé me considère comme son subalterne »

24 novembre 2008

J’ai 32 ans, j’ai créé une société de services informatiques (réparations, formations, vente de matériel, principalement pour les particuliers) avec un ami il y a 18 mois. C’est une petite structure, sans employé, nous ne sommes que deux. On se paye selon ce que gagne la boîte chaque mois. C’est-à-dire, depuis le début, peu.

Chacun de nous a investi la même part dans la création de cette société. Mais mon associé me considère comme son subalterne depuis le début (c’est vrai que je n’ai pas le même niveau et les mêmes connaissances informatiques que lui au départ), et aujourd’hui, il me demande de quitter la société, en rachetant ma part d’investissement. Il veut faire prospérer l’entreprise seul, alors que nous avons connu les difficultés de départ, entre autres financières ensemble. Il faut savoir que, depuis deux-trois mois, l’entreprise devient rentable.

Mais des divergences sur l’avenir de la société nous opposent, mon associé et moi. Lui veut investir dans de nouveaux locaux, pour devenir un petit magasin, alors que je voudrais développer nos services (employer une personne ou plus, élargir nos services aux entreprises…). Le problème vient peut-être du fait que nous ne sommes que deux et que nous n’organisons pas de réunions. C’est peut-être ce qui a fait envenimer la situation, le fait que nous basions trop la réussite de notre affaire sur notre connivence, et pas assez sur des méthodes professionnelles.

C’est vrai que cette proposition est une porte de sortie, je n’aurais pas à gérer le conflit avec lui. Mais je trouve scandaleux de me la faire au moment où la boîte gagne de l’argent. J’ai l’impression d’avoir servi de « caution » financière, pour lui éviter la faillite les premiers mois.

Ma volonté est de rester au sein de cette société que j’ai contribué à créer. Mais si je reste, je prends le risque de continuer cette situation, ou de l’envenimer, ce que je n’aime pas. D’un autre côté, j’aurais l’occasion de m’épanouir professionnellement, et de peut-être pouvoir réinstaurer un équilibre entre nous, prendre des décisions, ce qui me motive.

J’ai créé la société avec l’envie de réussir, d’aller au bout, de la faire prospérer… Je pense qu’en étant deux personnes, on se soutient, et on est plus fort que seul.

Comment faire pour faire passer mes idées à mon associé, et ainsi nous remettre sur un pied d’égalité dans la gestion de la boîte ? Comment s’entendre sur la prise de décisions ? Dois-je revoir mes méthodes, et lui aussi ?

Christophe, 32 ans, co-gérant de société