Votre chef n’assure pas ? Témoignez
Vous ne savez pas comment vous affirmer face à un n+1 qui ne veut rien entendre ? Vous n’arrivez pas à « dire non » ? Ou au contraire, vous avez réussi à affirmer votre légitimité ?
Confiez-nous votre expérience et bénéficiez des conseils de salariés et de coachs.
(Les témoignages sont anonymes.)
10 juillet 2008 à 17:04
Mon chef pense que tout se fait tout seul. Il nous dit d’être autonomes, mais sans direction que devons-nous faire ? Conséquences : personne ne sait qui fait quoi au début d’un projet, et tout le monde veut prendre le plus intéressant. Au mieux, on se marche sur les pieds, au pire, on ne fait rien. Pour ma part par exemple, je suis censé travailler en ce moment en binome avec une collègue sur un nouveau projet. Comme rien n’a été défini, elle pense avoir la direction du projet, et me convoque à des réunions, mais dont rien ne sort. Au début, je m’investissais mais comme j’ai vu qu’elle en tirait les fruits, maintenant j’y vais les mains dans les poches. C’est ridicule : on est face-à-face et elle me dit : alors ? Je lui réponds : alors quoi ? Quel est l’ordre du jour… J’attends qu’il s’aperçoive que ça ne marche pas.
25 mars 2009 à 13:30
Mon ancien Chef, Directeur de production dans une usine pharmaceutique, ne faisait pas du tout son travail mais le reprochait aux autres.
Son travail étant de dire si oui ou non la production de tel médicament pouvait être réalisée ou non disait OK à tout et faisait retomber son stress sur ses collaborateurs.
Par exemple il se plantait des heures durant derrière une conductrice de ligne jusqu’à ce qu’elle craque.
Pour mon cas personnel qui gérait les intérimaires de A à Z (environ 20/semaine) ainsi que 80 personnes administrativement, dont les compteurs, les primes d’équipe, le CP et autres RTT et qui faisait donc une partie de son travail de gestion du personnel, j’étais considérée comme ne m’investissant pas dans mon travail !!! un comble, je courrais toute la journée, j’avais un boulot de dingue MAIS je n’étais pas présente de 7h30 le matin à 19h le soir, comme lui, qui par contre, n’hésitais pas à discuter 3h par jour avec le responsable de la mécanique et je vous garantie que ce n’étais pas pour parler de travail.
Quand je partais à 17h30 j’avais droit à la réflexion bien connue : vous travaillez à mi-temps ?
J’avais toujours les traits tirés, j’étais devenue agressive, je ne dormais presque plus et le ponpon est arrivé le jour où il m’a dit que je n’avais pas une énorme prime de 60 euros car je ne m’investissais pas.
Le résultat a été que j’ai demandé à me faire licencier, ce qui a été très difficile à obtenir mais j’ai tenu bon et je m’en félicite tous les jours.
J’avais pourtant 45 ans et depuis je suis en intérim, ce qui ne me satisfais pas pleinement mais si je n’étais pas partie j’y aurais laissé ma peau.