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J’ai 32 ans, j’ai créé une société de services informatiques (réparations, formations, vente de matériel, principalement pour les particuliers) avec un ami il y a 18 mois. C’est une petite structure, sans employé, nous ne sommes que deux. On se paye selon ce que gagne la boîte chaque mois. C’est-à-dire, depuis le début, peu.

Chacun de nous a investi la même part dans la création de cette société. Mais mon associé me considère comme son subalterne depuis le début (c’est vrai que je n’ai pas le même niveau et les mêmes connaissances informatiques que lui au départ), et aujourd’hui, il me demande de quitter la société, en rachetant ma part d’investissement. Il veut faire prospérer l’entreprise seul, alors que nous avons connu les difficultés de départ, entre autres financières ensemble. Il faut savoir que, depuis deux-trois mois, l’entreprise devient rentable.

Mais des divergences sur l’avenir de la société nous opposent, mon associé et moi. Lui veut investir dans de nouveaux locaux, pour devenir un petit magasin, alors que je voudrais développer nos services (employer une personne ou plus, élargir nos services aux entreprises…). Le problème vient peut-être du fait que nous ne sommes que deux et que nous n’organisons pas de réunions. C’est peut-être ce qui a fait envenimer la situation, le fait que nous basions trop la réussite de notre affaire sur notre connivence, et pas assez sur des méthodes professionnelles.

C’est vrai que cette proposition est une porte de sortie, je n’aurais pas à gérer le conflit avec lui. Mais je trouve scandaleux de me la faire au moment où la boîte gagne de l’argent. J’ai l’impression d’avoir servi de « caution » financière, pour lui éviter la faillite les premiers mois.

Ma volonté est de rester au sein de cette société que j’ai contribué à créer. Mais si je reste, je prends le risque de continuer cette situation, ou de l’envenimer, ce que je n’aime pas. D’un autre côté, j’aurais l’occasion de m’épanouir professionnellement, et de peut-être pouvoir réinstaurer un équilibre entre nous, prendre des décisions, ce qui me motive.

J’ai créé la société avec l’envie de réussir, d’aller au bout, de la faire prospérer… Je pense qu’en étant deux personnes, on se soutient, et on est plus fort que seul.

Comment faire pour faire passer mes idées à mon associé, et ainsi nous remettre sur un pied d’égalité dans la gestion de la boîte ? Comment s’entendre sur la prise de décisions ? Dois-je revoir mes méthodes, et lui aussi ?

Christophe, 32 ans, co-gérant de société

Selon l’Apec, près de la moitié des cadres en poste (46 %) ont été augmentés l’an passé. Même si au moins la moitié des cadres restés dans la même entreprise ont perdu du pouvoir d’achat, ils s’estiment globalement satisfaits de leur rémunération (53 %) qui est en moyenne de 51 Keuros.

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Classé dans salaire | 4 commentaires »

J’ai 30 ans. Je suis technicien en téléphonie depuis 7 ans. Je travaille dans la même boîte depuis mes débuts. C’est une petite structure (on est 20), dans une ville de province de taille moyenne (Reims, Marne). Je m’occupe de l’installation et de l’entretien des lignes téléphoniques de grands groupes ou de grands établissements publics et administratifs.

J’aimerais avoir plus de responsabilités, notamment managériales, mais mon entreprise ne me permet pas de voir des perspectives d’avenir intéressantes. J’ai suivi une vingtaine de formations en 3 ans (payées par mon entreprise). Mon patron m’a dit que j’étais un meilleur investissement que mes collègues, plus âgés. J’avais l’espoir de prendre des responsabilités, et du galon d’ici 3 ans maximum. Soit dans un champ de compétences plus vaste qu’aujourd’hui, soit du côté du management d’équipe.Mais comme je suis un des plus jeunes de ma boîte, j’ai beau être un des plus qualifiés à mon poste, je me retrouve souvent confronté aux années d’expérience de mes collègues plus âgés, pour justifier leur progression hiérarchique au détriment de la mienne, que je trouve lente.

Mon patron a déclaré qu’il serait étrange de me voir diriger des « anciens ».

J’ai donc mis mon CV sur le marché. Des entreprises basées dans d’autres départements m’ont contacté, et étaient prêtes à m’engager. Je ne trouvais pas la différence salariale énorme, mais l’envie de changement était présente.

Lorsque j’ai dit à mon patron que j’allais partir, à deux occasions, il a augmenté mon salaire et étendu mon catalogue de clients. J’ai également obtenu une voiture de fonction. Mais ces étapes ne font pas le tout, et si je reste, c’est aussi par respect pour mon entreprise, qui a financé mes formations.

Je trouve mon compte pour l’instant mais je commence à m’inquiéter pour le long terme.

Ma question est : Comment faire pour évoluer ?

Anthony

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Classé dans évoluer | 3 commentaires »

Je suis salarié d’une SSII en mission longue dans une grande entreprise financière française. Je suis depuis un an dans un petit service chargé de fournir des outils spécialisés à l’informatique du groupe. L’entreprise ayant récemment subi une déroute financière dont l’origine n’avait rien de technique, il fut décidé en haut lieu que le problème était technique et qu’il suffisait pour résoudre tous les problèmes de lancer une grande initiative, de trouver un terme anglais pour celle-ci, de saupoudrer les applications existantes de technologies composées d’acronymes à trois lettres, de faire beaucoup de réunions et de s’auto-congratuler de la capacité de réaction du management.

Huit niveaux de hiérarchie plus bas, je me retrouve chargé de mettre en œuvre une application d’interconnexion entre différents systèmes existants. Les systèmes sont absurdes, mal écrits, mal documentés ; après un examen sommaire de quelques heures, ils se révèlent inaptes à répondre aux besoins énoncés par la hiérarchie (ces systèmes étant eux-mêmes le reliquat d’une initiative datant de quelques années, en tout point similaire à l’agitation superstitieuse qui avait cours ces jours-ci). Je fais part très respectueusement de l’absurdité de la tâche et de la médiocrité du système, sans autre écho qu’une vague exaspération de mon supérieur. Impavide, je mets en place en une semaine et tant bien que mal un mécanisme simple d’interconnexion, avant d’apprendre par mon supérieur qu’un autre service avait proposé sa propre solution, solution qui avait toutes les faveurs du comité de direction.

Cette solution représentait un an d’effort de développement, une totale inadéquation au problème, un fonctionnement aléatoire et une méconnaissance stupéfiante des pratiques standardisées du domaine. Elle fut donc accueillie avec enthousiasme par la hiérarchie et, huit niveaux plus bas, je fus chargé d’abandonner ma propre solution et d’essayer de faire fonctionner ce monstre.

Outre donner figure humaine à ce tas de tuyaux baroques, ma tâche consistait à rencontrer les différentes équipes informatiques pour vanter les mérites de l’animal et réfléchir avec eux aux modalités d’intégration. Je ne devais surtout pas donner mon avis sur la question et il me fallait donc tenter de garder mon calme et mon sérieux tandis que mon supérieur présentait le nouveau système. La plupart du temps, nos interlocuteurs, médusés, secouaient la tête en parcourant les slides de la présentation avant de repartir les épaules basses en apprenant que la direction avait déjà approuvé le système et qu’il leur faudrait l’intégrer coûte que coûte.

Huit mois plus tard, alors que la totalité des personnes concernées savent l’ineptie de la solution et après les efforts d’une dizaine de personnes à plein temps, le système est en passe de commencer à vaguement fonctionner sur 3 % des applications. J’ai récemment vu passer un mail vantant le successeur du système, un mécanisme en tout point similaire au petit machin vite fait que j’avais écrit huit mois plus tôt. Il est annoncé pour l’année prochaine.

Tarzan

Vous connaissez une situation similaire ? Vous subissez des directives insensées ?

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Classé dans Stress | 5 commentaires »

Vous ne savez pas comment vous affirmer face à un n+1 qui ne veut rien entendre ? Vous n’arrivez pas à « dire non » ? Ou au contraire, vous avez réussi à affirmer votre légitimité ?

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Classé dans s'affirmer | 2 commentaires »

Embauchée en CDI dans une entreprise depuis quelques mois à peine, je me retrouve déjà dans une impasse. En effet, alors que j’ai été engagée pour remplir certaines tâches spécifiques, j’ai l’impression que mon travail quotidien du moment ne correspond pas du tout aux termes prédéfinis pour mon engagement, et marqués dans mon contrat.

Je me suis retrouvée progressivement à accepter des tâches qui, certes, pouvaient entrer dans mes fonctions, mais faisaient partie d’un tout, plus intéressant. Je suis depuis quelques temps confinée uniquement à ces tâches « ingrates » et le côté passionnant, motivant qui m’a fait signer pour ce poste, semble absent et lointain.

Après en avoir parlé avec mon supérieur direct, celui-ci m’a sorti les phrases habituelles du style « ça va s’améliorer », « ce n’est qu’une mauvais période à passer ». Conséquence, rien de plus n’a été fait, et la situation empire de jour en jour. J’ai l’impression que mon supérieur était conscient dès le début de la charge et de la nature de travail, et qu’il m’avait caché les côtés négatifs pour appuyer sur les côtés positifs, disparus depuis.

Que faire, et à qui m’adresser pour faire respecter mon contrat originel ?

Anne

Vous avez vécu une situation similaire ? Vous avez réussi à renégocier vos missions après des premiers temps laborieux ? Vous avez un conseil à donner à Anne pour qu’elle négocie avec son chef ?

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Classé dans embauche | 6 commentaires »

Je voudrais apporter mon témoignage parce que je suis assez désespérée et que je ne vois pas de solution à mon problème.

Je suis cadre, depuis quinze ans dans la filiale informatique d’un groupe bancaire. Je suis chef de projet depuis cinq ans, et avait accepté le poste avec une bonne autonomie et des objectifs raisonnables.

Depuis un an environ, l’ambiance a changé et la pression sur les objectifs est devenue intenable. Depuis quelques mois, je suis au bord de la rupture. J’ai insisté pour prendre la responsabilité d’un projet qui m’intéressait et dont je ne peux pas dire le contenu (confidentiel), mais je n’avais pas posé de questions sur l’organisation du travail.

Des jeunes consultants viennent tous les jours m’auditer pour voir où sont les avancées, ils font des diagrammes pour que la direction puisse se rendre compte, qui vont du rouge (alerte, retard, problème) au vert (tout va bien). Je suis sous la pression constante de ces diagrammes et ait l’impression de m’enfoncer dans le rouge. Je termine tous les soirs à 22 h –23 h et travaille le week-end à la maison.

Aucun encouragement, aucune considération des problèmes qui ne viennent pas tous de mon équipe mais aussi de l’organisation de la boîte. Dernièrement, nous avons eu des entretiens d’évaluation, présentés comme des entretiens de recrutement. C’est le chef d’un autre service, qui ne te connaît pas, qui doit t’évaluer, en te posant des questions comme s’il voulait te recruter.

A 50 ans et 15 ans de maison, je suis humiliée…

Patricia


Vous connaissez une situation similaire ? Vous subissez des pressions au travail ? Vos horaires ressemblent à ceux de Patricia ?

Vous avez un conseil ? Vous avez surmonté le même type d’épreuve ?

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Classé dans Stress | 11 commentaires »

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Classé dans Général | 1 commentaire »